Il est temps d’en finir, ils n’ont que trop souffert par notre faute ! Depuis le temps que l’homme joue aux espèces supérieures, il piétine sans sourciller tout ce qui l’entoure, et méprise complètement les animaux qu’il fait souffrir sans le moindre scrupule, au mépris complet de leurs sentiments et de leur santé, et les exploite dans des buts complètement oiseux.
Qu’on ose me dire par exemple que l’industrie du cosmétique a vraiment besoin de tester ses produits sur des animaux ! Prenons le cas des rats par exemple, imagine-t-on seulement les ravages que ces tests produisent sur eux ? Les femelles sont complètement perdues : on leur fait essayer rouge à lèvres, mascara, fond de teint sans même les consulter sur les couleurs qui leur vont le mieux au teint, celles qui ont la chance de tomber sur les bons produits déclenchant une jalousie d’autant plus terrible chez les autres qu’il n’y a aucun moyen pour elles d’y remédier (7).
Quand aux mâles leurs épreuves sont terribles : ceux à qui on fait essayer les parfums doivent simplement se résoudre à ne plus pouvoir renifler le doux parfum d’un morceau de gruyère posé élégamment sur un piège, ni le piège lui-même d’ailleurs, marquant par là leur arrêt de mort. Mais pensez à ceux sur qui on teste les mousses à raser… Le ridicule encouru par un mâle glabre (6) en présence de femelles est complètement insoutenable ? Cette situation amène une grande frustration sexuelle et est la cause première du suicide chez les populations de jeunes rats…
Mais tout ceci n’est que la partie émergée de l’iceberg, car figurez vous que des animaux sont exploités juste sous notre nez dans l’indifférence la plus totale ! Saviez vous par exemple que les escalators et tapis roulants sont actionnés par des hamsters ? Les pauvres bêtes, sortes de galériens modernes, sont condamnées à toujours courir sur ce tapis pour le faire avancer, immobilisés dans une course sur place éternelle… Pour éviter toute fuite, des bergers allemands (5) surveillent les abords des tapis et n’hésitent pas à recourir à la plus grande brutalité pour dissuader ceux qui restent de toute tentative de mutinerie.
La liste est encore longue, que dire des écureuils coincés dans les distributeurs automatiques de billets et qui doivent travailler même en hiver, des perroquets qui doivent répéter sempiternellement les mêmes phrases absurdes dans les caisses automatiques, ignorés des clients qui n’en ont cure, des lucioles forcées à prendre des hormones pour briller plus fort, plus longtemps et de façon complètement synchrone dans les feux rouges (4)…
Tenez, ce tableau trop noir me dégoûte, je ne peux pas en supporter plus. Conscient que je suis de votre sensibilité, je sais déjà que vous allez agir pour que cela cesse, aussi au lieu de m’appesantir plus sur le sujet, je voudrais profiter de la tribune qui m’est offerte et de votre attention pour remercier ceux qui finalement traitent le mieux leurs animaux tandis qu’ils encaissent tout le blâme ; j’ai nommé les laboratoires de biologie.
Alors vous me direz « Oui mais ils les tuent ! ». C’est complètement vrai, et un jour cela cessera. Mais pour le moment ils ont au moins ce mérite, avant de tuer leurs pauvres petites victimes à poil, de les initier au moins aux petits plaisirs que les autres animaux forçats ne connaissent pas : ils jouent à des jeux où se mêlent plaisir (3), domination (2), et juste ce qu’il faut de brutalité pour finir d’exciter les braves bêtes avant d’en finir dans la joie. Finalement, quelle plus belle fin que de mourir la queue entre les doigts experts d’une biologiste (1) ?
(1) Qui, rappelons-le, ne porte pas de culotte, l’histoire ne dit rien sur les cuissardes en cuir par contre.
(2) Haha ! Essaye donc de te dégager pendant que je te maintiens sur la table !
(3) Oh, oui ! Caresse-moi le dos madame la biologiste !
(4) Et qui peuvent même pas choper !
(5) Des traîtres à la cause animale.
(6) C’est connu : un rat sans moustache c’est comme un steak sans moutarde.
(7) Rien de pire que le chouchoutisme pour détruire un groupe.
Si je fais pas un troll avec ça, c’est à en désespérer du net :p