Archive for septembre 23rd, 2008
L’autre jour j’ai participé à un petit concours sur un site communautaire : il s’agissait d’écrire une deuxième suite aux aventures de Gérard Lambert, le héros maudit de Renaud. Les conditions étaient les suivantes (je recopie le texte du concours) :
-la rime
-une ambiance sordide
-les aventures de Lambert ont débutées en 1977, vous pouvez lui faire vivre ses aventures en 2008 ou à n’importe quelle date de votre choix
-faites lui rencontrer un personnage rappelant un conte de votre tendre enfance, tel le petit prince de mes deux, ou le petit chaperon rouge.
-vous êtes invités à ajouter une morale à votre chanson.
Voici ma bafouille, avec l’aide de Benoît qui m’a suggéré la « turne » pour que le rythme ne soit pas bousillé.
Il fait un peu brumeux dans les rues de Rungis,
Gérard Lambert s’sent mieux, avec son nouveau 8 6
Lui reste plus qu’à braquer la caisse d’un abruti,
Et il pourra partir faire le con à Paris.
Tiens voilà un allemand qui s’ramène en mercos,
Est-ce qu’il y pète les dents ? Ou lui met une bastos ?
Finalement il décide de le garder comme taxi,
Pour mieux jouer aux caïds comme dans les affranchis.
Manque de bol l’étranger n’connait pas la région,
Et il est trop flippé pour ne pas jouer au con.
Quand un gamin traverse pile en dehors des clous
Il emboutit la caisse et prend ses jambes à son cou
Laissant dans la voiture le Gérard étalé
Heureusement sans cassures, mais un p’tit peu sonné.
L’gamin vient l’réveiller, en y foutant des coups d’bottes
Et il s’met à piailler « vas y lèves toi mon pote »
« Mes frangins sont coincés dans la turn’ d’un géant,
Faut qu’tu m’aides à l’buter avant qu’il s’les mette sous la dent.
Toi t’as une tête de fou, tu éclatera c’gros con.
J’ai semé des cailloux pour r’trouver sa maison. »
Le Lambert est sympa, mais il faut pas pousser,
Il aime pas les p’tits gars qui voudraient en profiter
Il enferma l’gamin dans l’coffre de la bagnole.
Et reprit son chemin pour s’trouver un peu d’gnôle.
Faut pas frapper Gérard Lambert quand il n’est pas attaché,
C’est la morale de cette histoire, j’espère qu’vous la r’tiendrez.