Archive for janvier, 2009
Qui est nuagisime* ? Peu de gens le savent, tant il est discret et vaporeux, habile à éviter d’un trait d’esprit les questions et à vous faire oublier ce que vous vouliez savoir. J’ai d’ailleurs eu le plus grand mal au monde à tenter de reconstruire son parcours.
Il affirme avoir affirme trente-huit ans, mais personne ne se souvient de lui avant ses trois ans. Des rumeurs persistantes le prétendent fils d’un dragon des nuages, un des seigneurs de la météo. Et à voir comme il louvoie entre les gouttes, on peut être tenté de le croire.
A trois ans donc, son destin se joue, doublement. D’abord parce qu’on lui offre de la pâte à modeler. L’extase est là, il peut créer, des connexions synaptiques se forment, des torrents d’idées naissent, l’inspiration qui sourdait discrètement jusque là peut enfin rejaillir… Nuagisime sera plasticien, la vie en a décidé. Il passa plusieurs années à travailler dans ce sens. Gorgée de fierté (on l’eut été à moins), sa mère déclarait à qui voulait l’entendre que son fils était un artiste en devenir, et qu’il moulait au moins un bronze par jour. La pratique régulière d’un art est connue comme le chemin le plus sûr vers le succès, on ne peut que saluer une telle abnégation déjà à son jeune âge.
Mais c’aurait été trop simple si ce pot n’avait créé qu’une seule révolution dans sa vie… Il ne restait plus de pâte de marque française au magasin quand madame isime, la mère de nuag, y était passée faire ses emplettes. Elle avait donc opté pour une marque anglaise. La connexion établie à ce moment là le marquera au fer blanc, et ne sera plus jamais brisée : la vie de nuagisime sera liée à la blanche (ne dites pas perfide devant lui) Albion.
Premier fait notable, il apprit à lire en anglais avec son pot, formant les lettres et les mots en pâte à modeler. Puis à l’âge de 7 ans il se maria à une anglaise à laquelle il ne fit pas beaucoup d’enfants car ce ne sont pas des choses qui se font dans la bonne société anglaise, en tous cas pas à 7 ans. Il prit à cette époque certaines habitudes toutes britanniques, dont celle de boire sa chaude eau avec un nuage de lait.
Une fois adulte, on ne sait trop sous quelle influence, sans doute une volonté de retrouver ses racines et de se faire des points communs avec son père supposé, notre artiste se mettra au go. C’est là qu’il nous rencontrera, Ezrine et moi, ou plutôt que nous le rencontrerons. Son style épuré, à la fois simple, léger et un peu trouble, lui valut le surnom de nuage subtil, surnom qu’il garde encore aujourd’hui.
Ce fut pendant cette période qu’il nous instilla un peu de sa sagesse par ses leçons de vie, et ses réflexions profondes sur le sens de celle-ci. J’ai notamment retenu « Hmmmm… » comme une des meilleures réponses qu’on puisse donner à une question ennuyeuse ou un coup de l’adversaire qui pourrait signifier qu’il compte gagner et qu’il ne voit pas trop (nous non plus d’ailleurs) comment on pourrait l’en empêcher…
Malheureusement, suite à cette période idyllique, il nous quitta pour une retraite spirituelle dans la Creuse. Pour marquer son ouverture au monde, il passa malgré tout le permis de péniche, s’autorisant par là même à nous rendre visite de temps en temps. Comprenant que cette séparation était une épreuve qu’il nous imposait à contre-cœur dans le but louable de nous faire grandir, nous attendîmes quelque peu avant de l’inviter à nous rejoindre sur parano pour lui montrer comme nous avions su tirer parti de son enseignement.
J’espère qu’aujourd’hui il est fier de nous.
* : ouais, c’est le pseudo qu’il a pris chez nous.
Ne vous laissez pas abuser par les apparences, ce billet est bien ma première note de blog.
« Oui mais et les articles avant ? » me demanderez vous. Et bien rien les articles avant. Je les ai écrit avant d’ouvrir ce blog, ou plutôt avant que Gima ne m’ouvre mon blog. Mais bon, c’est mes articles, ils ont quand même leur place ici. Du coup j’ai rapatrié ce que je pouvais. D’autres suivront peut-être, il me reste des articles sous format word perdus de ci de là…
« Et pourquoi ouvrir un blog maintenant ? » Je n’en sais rien. Pour suivre la mode ? Quelque part je m’en fous, mais je ne sais pas. Peut-être devenais-je jaloux des blogs des autres, tout en sachant pertinemment que j’aurais la flemme d’en tenir un moi même. Ou alors j’ai cédé devant l’insistance de gima que ça amusait de me bricoler un blog. Ou bien tout simplement ça me fait une solution facile pour archiver mes textes, que je puisse exhiber ceux dont je suis fier (parce que oui je suis fier) et laisser une chance à ceux que j’aime moins.
« Il va se passer quoi sur ton blog ? » Bah pas grand chose, c’est un blog… Je vais parler parfois de ma vie, je vais surtout coller les textes que j’écris pour R42, et pour le reste on verra comme ça vient. C’est mon premier blog, je n’ai aucune idée de comment je vais gérer ça. Pour le moment je me suis promis de ne pas faire de note pour dire que je n’ai pas le temps, mais il ne faut jamais dire « jamais ».
« Et alors ? » Bah rien, vous pouvez circuler.
