Archive for octobre 29th, 2009
La débat politique en France est depuis assez longtemps figé sur une séparation assez manichéenne des positions entre « la droite » et « la gauche ». Ces concepts assez vagues et que personne au final n’arrive à définir clairement sans se faire huer mais que tout le monde reconnait comme essentiels à la conception de la politique nationale se substituent depuis tellement longtemps au véritable débat que toute personne prônant certaines idées de gauche d’un côté et d’autres idées de droite d’un autre côté est taxée de traître par tout le monde. C’est ainsi que Ségolène Royal ne peut pas admettre publiquement vouloir chanter la Marseillaise et espérer qu’un jour les enfants salueront le lever de drapeau dans les écoles sans créer de lazzis, ou que Luc Besson ne peut pas admettre sa volonté d’aider les africains à retrouver la chaleur de leur chez-eux sans qu’on l’affuble de noms d’oiseaux.
Cette situation ubuesque ne pouvait pas se prolonger sans faire de nous la risée du monde entier. C’est pour cette raison que notre président, mr Nicolas Sarkozy, que sa position de chef de la nation place au dessus des partis, a courageusement entamé une politique d’ouverture pour transcender les partis politiques et ces clivages dépassés entre des idées qui visiblement sont censées avoir des « directions ». Il a tendu la main à la gauche en intégrant des personnalités reconnues du PS dans son gouvernement, mais également au FN en relançant courageusement des débats qu’eux seuls osent aborder.
Mais le français moyen est incrédule et réactionnaire ; il n’a pas su voir la volonté de rapprochement du gouvernement, il n’a pas su voir qu’on voulait rafraichir le débat politique et créer la discussion, qu’on voulait qu’il devienne un citoyen conscient, il est resté attaché vainement à ses conceptions dépassées du monde et des façons de gouverner. Et bien tant pis, il fallait un geste fort pour lui montrer combien tout ceci n’avait aucun sens. Ne pouvant engager le pays entier dans cette nouvelle ère de compréhension, notre président a délégué cette œuvre à son parti : il a demandé à Xavier Bertrand de signer un jumelage entre l’UMP et le Parti Communiste Chinois.
Source : marianne