Culture

24th mars
2009
written by Donio

Quand on parle de culture, les gens pensent souvent d’abord aux livres qui véhiculent cette image un peu lourde et poussiéreuse de la bibliothèque emplie de savoir. Puis on pense ensuite au théâtre, à l’opéra, à la poésie, la musique, on envisage la télé et le cinéma, quelques esprits enfantins vont même vouloir y glisser la BD… Mais je vous le demande : qui parmi vous aurait cité les cartes postales ?

Et pourtant il est une maison d’édition suisse qui a su donner ses lettres de noblesse à ce rejeton de la photo, qui a su tirer la substantifique moelle de cet art délicat de montage d’une image et d’un commentaire dans un cadre qu’on ne pourra pas dépasser. Il s’agit de Plonk & Replonk, un collectif de créateurs créé en 1997 à La Chaux-de-Fonds, et constitué de trois compères : Jacques et Hubert Froidevaux et Miguel-Angel Morales.

Leurs productions sont souvent trompeuses vues de loin : elles ressemblent à ces cartes postales de collection, en noir et blanc, montrant des scènes de la vie quotidienne ou des paysages typique de la région, accompagnés d’un petit commentaire et éventuellement du nom de la collection. On se rend bien vite compte de son erreur quand on s’attarde dessus : des lapins géants envahissent les paysages, des situations loufoques apparaissent, des métiers s’inventent et les jeux de mot fusent.

Ces traficoteurs d’images s’amusent, et savent à merveille insérer innocemment au milieu de belles photos sépia des éléments perturbateurs et créer cette illusion de naïveté des anciennes cartes tout en leur donnant un ton résolument moderne.

Au fil du temps, pour changer, ils ont quand même opté aussi pour des cartes postales couleur, diversifiant le champ de leurs falsifications, mais toujours avec autant de bonheur.

Alors bien sûr, en tant que suisses ils sont assez centrés sur leur pays, mais c’est assez naturel et on ne leur reprochera pas de vouloir mettre un peu plus de poésie dans leur quotidien. On refusera aussi de s’inquiéter qu’ils déclarent « Ce qui est frappant dans cette histoire, c’est qu’en accumulant les fausses images, on finit par y croire. Un monde virtuel se forme. Un monde où l’on transporte des rhinocéros en bateau sur le lac, où un extra-terrestre se saoule à l’absinthe dans les rues d’un village du Jura. Tout cela devient presque normal. »

Ah bon, ça ne l’est pas ?

9th janvier
2009
written by Donio

Quand j’étais étudiant à Grenoble, il y avait une initiative assez sympa : chaque année était organisé un grand concert au Summum, la grande salle de concert de la ville, où pour pas cher (genre 10-15€) on pouvait voir selon les années trois ou quatre groupes. C’est comme ça que j’ai découvert Prohom fin 2002.

Sur scène, on profite surtout de l’énergie de son mélange de musique électronique et de rock, il est sympathique, le courant passe bien, il varie un peu les ambiances. Bref, ça a suffit à me plaire : j’ai acheté son premier album tout fraichement sorti pour prolonger un peu le plaisir du concert.

Et là on se rend compte qu’il y a aussi des testes travaillés. Ça lui a d’ailleurs posé problème au début : mélanger des chansons à texte avec rock et musique électronique était trop bizarre, trop difficile à vendre, personne ne voulait prendre le risque.

Maintenant il est quand même bien installé, déjà trois albums, dont deux que je n’ai pas écouté du coup, mais qu’il va falloir que j’aille chercher pour savoir si j’aime toujours autant.

Quelques titres pour la peine :

- Le miroir et moi : ma préférée du 1er album

- Un bout de concert qui commence par Ça oublie d’aimer, un autre classique du premier album

- Et comme ça va deux minutes les belles paroles mais que parfois aussi on en a marre, on finit par grossier.

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