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	<title>Le blôg de Donio &#187; Médisances</title>
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		<title>Ecrire une lettre anonyme</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Jul 2010 08:06:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Donio</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chère voisine, cher voisin,
je pense que vous allez rapidement vous demander qui peut bien vous  écrire. Je ne vous le dirai pas. J&#8217;ai d&#8217;ailleurs imprimé ce texte pour  ne pas me trahir par mon écriture. Depuis un cyber-café de l&#8217;autre côté  de Paris, pour ne pas risquer que vous trouviez lequel. Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chère voisine, cher voisin,</p>
<p>je pense que vous allez rapidement vous demander qui peut bien vous  écrire. Je ne vous le dirai pas. J&#8217;ai d&#8217;ailleurs imprimé ce texte pour  ne pas me trahir par mon écriture. Depuis un cyber-café de l&#8217;autre côté  de Paris, pour ne pas risquer que vous trouviez lequel. Il y a plusieurs  jours de cela, pour vraiment laisser le temps au gérant d&#8217;oublier qui  j&#8217;étais.</p>
<p>Pourquoi l&#8217;anonymat ? Parce que je constate que cette délicieuse  habitude d&#8217;envoyer des lettres anonymes à ses voisins s&#8217;est perdue en  même temps que celle d&#8217;écrire tout court, et que je pense qu&#8217;il faut  renouer avec les traditions populaires de notre civilisation. Car après  tout, étant donné la promiscuité dans laquelle nous devons vivre dans  ces grandes villes, il est dommage de ne pas avoir le sentiment de vivre  ensemble. Pourquoi se cloisonner ainsi, et mettre des barrières avec  ses voisins ?</p>
<p>En écrivant des lettres anonymes, on fait savoir à ses voisins qu&#8217;on les  surveille, qu&#8217;on a mis un pied dans leur intimité. On rentre un peu  dans la famille. Vous ne serez peut-être pas alerté par cette première  lettre mais, quand d&#8217;autres viendront, vous commencerez à surveiller  vous-mêmes un peu plus vos voisins pour savoir lequel tente ainsi de  s&#8217;immiscer dans votre vie. Bien sûr, c&#8217;est une relation de méfiance.  Mais ça vous fera faire attention à ce qui se passe autour de vous. Vous  saurez tout des horaires réguliers de baise du petit couple du 5e, des  commandes internet de la voisine du 2nd, des escapades nocturnes du  quadra du 1er et des scènes que lui fait sa femme&#8230; Vous aussi vous  connaitrez vos voisins, rendant possible une extension du phénomène.</p>
<p>Permettez moi ici de vous donner quelques conseils en matière de lettre  anonyme :</p>
<p>* Il est parfaitement inutile d&#8217;être désagréable dans une lettre  anonyme. Recevoir une lettre anonyme est en soi un événement dérangeant.  Au contraire, faites assaut d&#8217;amabilités, prouvez que vous êtes  quelqu&#8217;un de charmant (ou faites semblant si vous ne l&#8217;êtes pas) rendez  une copie qu&#8217;on aura envie de lire. Les gens qui recevront cette lettre  seront alors perdus et ne sauront pas quoi penser de son auteur.</p>
<p>* Il est en revanche parfaitement légitime de leur montrer que vous  savez ce qu&#8217;ils ont fait : n&#8217;hésitez surtout pas à rajouter des détails  sur ce que vous savez d&#8217;eux, mais sans trop extrapoler. Ça rendra  beaucoup plus crédible les informations éventuellement fausses que vous  pourrez donner sur vos autres voisins et vous permettra de lancer  quelques rumeurs. C&#8217;est enfin l&#8217;occasion de dire tout haut (mais sans  qu&#8217;on vous reconnaisse) tout le bien que vous pensez des gens qui vous  entourent et que vous n&#8217;auriez jamais osé avouer en public. Profitez-en  aussi pour dire aux gens tout le bien que vous pensez de vous, mais n&#8217;en  faite pas trop non plus : on pourrait vous reconnaître si vous pensez  plus de bien de vous que des autres.</p>
<p>* N&#8217;essayez surtout pas la méthode préconisée dans les séries policières  qui consiste à découper des lettres ou des mots dans le journal pour  écrire votre lettre anonyme : vous seriez très vite repéré. Du temps de  Navarro les gens lisaient encore le journal, mais maintenant que tout le  monde regarde le 20h, vous ne passerez pas inaperçu avec un journal  sous le bras. Vous devriez donc choisir entre découper les mots dans le  journal de 20h de TF1 (ce qui présente une certaine difficulté,  convenez-en avec moi,) les découper dans l&#8217;équipe (ce qui implique de  découper lettre à lettre à cause du manque de vocabulaire et oblige à  connaître les affaires de dopage sur le Tour de France,) ou dans le 20mn  qui n&#8217;est pas vraiment un journal et qu&#8217;on ne ramène pas à la maison.  Préférez l&#8217;imprimante, franchement.</p>
<p>* Pour appuyer le message que vous voulez faire passer, il y a une  méthode que tous les corbeaux connaissent et qui a prouvé maintes et  maintes fois son efficacité par le passé : ajoutez des photos à vos  courriez. Ça impressionne toujours des photos dans une lettre anonyme.  Ajoutez en plusieurs, de dates différentes, de différents moments de la  journée&#8230; Des photos de quand elle court, de quand elle boit, de quand  elle broute&#8230; Toutes les photos de la gazelle que vous avez parrainée  par le biais de vous-ne-savez-plus-quelle association : ça montre que  vous êtes là, mais ça reste assez « tout public » pour ne pas choquer  les plus jeunes lecteurs et les détourner du message de votre lettre.</p>
<p>* Ne signez pas votre lettre de votre nom, vous y perdriez en anonymat.</p>
<p>Chers voisins, j&#8217;espère que cette lettre vous aura aidé à mieux  comprendre ma démarche et vous permettra bientôt de participer vous  aussi à la propagation d&#8217;un mode de communication qu&#8217;on n&#8217;aurait pas dû  abandonner. Je ne vous annonce pas quand j&#8217;enverrai mon prochain  courrier, l&#8217;élément de surprise fait partie des petites joies de ces  lettres.</p>
<p>Je vous prie d&#8217;agréer l&#8217;expression de mes sentiments distingués et de ma  curiosité sans borne.</p>
<p>Un voisin anonyme.</p>
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		<title>CIO bingo !</title>
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		<pubDate>Sat, 03 Jul 2010 08:06:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Donio</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Parfois on a des résurgences du passé, des souvenirs bruts qui  ressortent, comme ça : ça fait paf, ou pops, ou bam, selon les BD ou les  pubs dont on a été abreuvé à l&#8217;époque, et on se demande pourquoi on se  souvient d&#8217;un truc aussi inutile. Le traumatisme sans doute. En [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Parfois on a des résurgences du passé, des souvenirs bruts qui  ressortent, comme ça : ça fait paf, ou pops, ou bam, selon les BD ou les  pubs dont on a été abreuvé à l&#8217;époque, et on se demande pourquoi on se  souvient d&#8217;un truc aussi inutile. Le traumatisme sans doute. En y  réfléchissant bien c&#8217;est un souvenir utile en fait : je voudrais  épargner ça aux générations futures. Et c&#8217;est pourquoi, lecteur, je vais  mettre à nu une partie de ma mémoire. Une partie honteuse, mais pas  pour moi.</p>
<p>Un jour, en 4e, on m&#8217;a convaincu qu&#8217;il était nécessaire que je sache  déjà chez qui je devrais postuler pour mon premier emploi. J&#8217;ai objecté  que je venais tout juste d&#8217;apprendre le théorème de Pythagore, et que  celui de Thalès me restait encore fermé. J&#8217;allais encore objecter que je  ne connaissais pas non plus celui des gendarmes, mais je me suis  souvenu à temps que j&#8217;ignorais jusqu&#8217;à son existence et que je ne  pouvais donc pas en parler. On m&#8217;a donc rétorqué que si je savais si  bien mon cours de mathématique, je devais être capable de dire qui  allait vouloir m&#8217;embaucher. J&#8217;ai donc accepté le rendez-vous chez une  conseillère d&#8217;orientation.</p>
<p>Le rendez-vous était fixé pour 10h30, un samedi matin, dans un CIO perdu  derrière un centre commercial un peu miteux. Bon&#8230; Comme je suis un  garçon poli, et que c&#8217;est ma mère qui m&#8217;a enseigné la politesse, nous  arrivons tout deux à 10h25. Nous sonnons, entrons, et nous asseyons dans  la salle de pause. Un coup d&#8217;œil nous rassure : il n&#8217;y a personne  devant nous, et les dames du CIO prennent juste un café ; nous ne  commencerons donc pas en retard. Vous connaissez les administrations,  vous savez donc déjà à quel point mes conclusions de collégien étaient  naïves : à 10h55, n&#8217;y tenant plus, ma mère doit aller chercher par la  peau du cou notre conseillère qui estimait que nous étions encore en  avance. La notion de temps est très relative pendant les pauses cafés ;  encore une application de la bistromathique.</p>
<p>Notre conseillère, sur la défensive après cette attaque qui violait une  des plus élémentaires des règles de politesse du milieu : le pacte de  non agression dans un rayon de 4,2m autour de la machine à café, décida  d&#8217;employer la technique de protection préférée du fonctionnaire en  danger : elle nous noya sous les fiches explicatives. Celles-ci  portaient en l&#8217;occurrence sur les différents choix qui s&#8217;offraient à moi  pour continuer mes études. Puis on passa à l&#8217;entretien sur mon avenir.</p>
<p>Il faut faire ici une pause pour parler des méthodes divinatoires  employées par les conseillères d&#8217;orientation qui reçoivent des  collégiens. Certains prétendent qu&#8217;elles lisent dans les lignes des  bulletins scolaires qu&#8217;on leur amène comme les bohémiennes dans les  lignes de la main. Certains, plus proches de la réalité, pensent  qu&#8217;elles lisent dans les marques (1) du café qu&#8217;elles renversent sur ces  même bulletins. Mais je pense pouvoir affirmer sans crainte qu&#8217;elles  lisent l&#8217;avenir dans les fiches qu&#8217;elles nous distribuent : j&#8217;ai vu la  mienne faire un tirage en croix avec ses fiches, et doubler celles qui  semblaient lui laisser des doutes. Ou peut-être ont-elles chacune leur  méthode divinatoire préférée.</p>
<p>En tous cas une chose est sûre : la mienne n&#8217;avait pas les bons contacts  là haut : elle m&#8217;a conseillé un BEP et toutes les filières  professionnelles auxquelles elle a pu penser. Qu&#8217;on ne se méprenne pas :  j&#8217;ai beaucoup de respect pour les gens qui font ces filières et qui  gagneront sans doute beaucoup plus d&#8217;argent que je n&#8217;en aurais jamais  (2), mais je doute que ce soit le choix le plus pertinent à proposer à  quelqu&#8217;un qui a déjà manifesté la volonté d&#8217;apprendre le grec ancien. Je  ne dis pas non plus qu&#8217;apprendre le grec ancien m&#8217;ait beaucoup aidé  dans la vie, mais sans doute plus que de m&#8217;entendre proposer une  formation de tourneur-fraiseur quand mes passions étaient plutôt la  lecture des Misérables et la résolution d&#8217;équations du premier degré  (3).</p>
<p>La moralité de cette histoire, c&#8217;est que tant qu&#8217;à nous mettre des  voyantes dans les CIO, le gouvernement ferait aussi bien d&#8217;en embaucher  des bonnes. Au moins, une fois le tirage « Travail » fait, elles  pourront aussi nous sortir l&#8217;horoscope « Amour » et « Santé ».</p>
<p>(1)Elles n&#8217;ont jamais compris cette histoire de marc de café<br />
(2)C&#8217;est fou ce que l&#8217;argent achète le respect<br />
(3)Je suis passé au second degré depuis, quand j&#8217;ai découvert que même  les mathématiques le permettaient</p>
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		<title>le sado-masochisme des passages cloutés</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Jun 2010 08:06:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Donio</dc:creator>
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		<description><![CDATA[On les repère de loin, et tout de suite on sait qu&#8217;ils se  revendiquent comme des marginaux : tatoués de grandes bandes blanches  (motif identitaire tribal ? Dénonciation de la société de consommation  et des codes barres ? Volonté de se rendre plus visible ?&#8230;) ou piercés  de grands clous, les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>On les repère de loin, et tout de suite on sait qu&#8217;ils se  revendiquent comme des marginaux : tatoués de grandes bandes blanches  (motif identitaire tribal ? Dénonciation de la société de consommation  et des codes barres ? Volonté de se rendre plus visible ?&#8230;) ou piercés  de grands clous, les passages cloutés cherchent souvent à se démarquer.  Tous ces codes leur permettent de se rendre visibles pour pratiquer  leurs petits jeux dont nous sommes tous partie prenante.</em></p>
<p><strong>Le sado-masochisme des passages cloutés.</strong><br />
<strong>Une enquête sur les pratiques des passages cloutés et de leurs  usagers.</strong></p>
<p><em>Robert est passage clouté. Ça fait près de 30 ans qu&#8217;il bosse à  Montreuil, près du périphérique extérieur. Il accepte aujourd&#8217;hui de  témoigner pour nous à visage découvert.</em></p>
<p>Je crois pas qu&#8217;on choisisse de devenir un passage clouté. On nait  passage clouté et on le reste. C&#8217;est comme ça, c&#8217;est en nous.</p>
<p>Les clous on le fait pas toujours, c&#8217;est plus dans les quartiers rupins,  pour effrayer un peu le bourgeois. La plupart du temps les bandes  blanches c&#8217;est bien assez pour que nos clients nous repèrent. Dans les  coins où on n&#8217;est pas trop aimés, certains sont même encore plus  discrets : juste un changement de couleur par rapport à leur  environnement, pour se signaler. Mais les gens savent où nous trouver.  Et puis il y a les vrais fondus, les freaks : ceux qui se déforment  exprès : un dos d&#8217;âne qu&#8217;ils appellent ça. Ceux là sont différents, je  crois qu&#8217;ils aiment aussi faire mal aux voitures qui passent.</p>
<p>C&#8217;est toujours le même plaisir quand les gens me prennent. J&#8217;aime qu&#8217;ils  me passent tous dessus. Ils me marchent dessus, me piétinent. Les  enfants qui prennent le temps de me sauter dessus méticuleusement, de  bande en bande, les femmes qui passent en talons aiguille,  clac-clac-clac&#8230; les gens qui font ça distraitement, ceux qui passent  en courant, ceux qui marchent rageusement&#8230; Je n&#8217;en dors pas la nuit  tellement je suis impatient que ça revienne. Je ne suis là que pour ça :  pour qu&#8217;on me marche, qu&#8217;on me crache dessus, qu&#8217;on m&#8217;écrase&#8230; Et  ensuite ce sont les voitures et les scooters dans l&#8217;autre sens. Quelle  jouissance !</p>
<p>J&#8217;ai des potes qui savent provoquer l&#8217;attente et la frustration pour  qu&#8217;on les piétine plus rageusement encore : ils se sont fait installer  de ces feux qui régulent la circulation. Oh j&#8217;en rêve ! Ces gens qui  attendent de pouvoir me fouler et qui doivent se contenir, la tension  qui monte quand ils sont bloqués, et qui se relâche d&#8217;un coup, sur soi !  Ah les veinards qui ont ces feux !</p>
<p><em>Comment expliquer qu&#8217;autant de gens rentrent dans le jeu des  passages cloutés ? Nous sommes allé demander l&#8217;avis du professeur G. qui  étudie les passages cloutés depuis plusieurs années :</em></p>
<p>Il se crée un rapport maître-esclave entre les piétons et le passage  clouté. A l&#8217;origine, ce sont les gens qui avaient le pouvoir sur les  passages cloutés. Qui choisissaient de les faire souffrir ou non.  Parfois avec plus ou moins de conscience de ce qu&#8217;ils faisaient. Et puis  un besoin s&#8217;est créé : les gens n&#8217;ont bientôt plus pu traverser sans  passer sur le passage clouté. Maintenant ce sont eux, qui nous  contrôlent. Vous verrez vite le sentiment d&#8217;insécurité qui vous habite  quand vous traversez sans leur secours : vous n&#8217;avez plus l&#8217;impression  de contrôle qu&#8217;ils vous donnent habituellement.</p>
<p><em>Sado-masochistes, délurés, manipulateurs, les passages cloutés ont  su s&#8217;imposer à nous et en profitent maintenant pleinement. Ils semblent  pour le moment inoffensifs, mais doit-on continuer à jouer leur jeu ? La  question se pose de plus en plus sérieusement, et engage peut-être  l&#8217;avenir de nos villes.</em></p>
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		<title>Nelson Monfort</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Jun 2010 08:06:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Donio</dc:creator>
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		<category><![CDATA[R42]]></category>

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		<description><![CDATA[Rédigé à quatre mains avec l&#8217;incontournable Mezcal
&#8211;
Qu&#8217;est-ce qu&#8217;être nitoyen ? C&#8217;est difficile à définir en quelques mots,  mais il y en a qu&#8217;il me semble indispensable de citer pour être dans  l&#8217;idée : aborder le monde avec une démarche ridicule, savoir voir et  vivre l&#8217;absurde au quotidien, aimer partager les perles qu&#8217;on [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Rédigé à quatre mains avec l&#8217;incontournable <a href="http://sayyadina.canalblog.com">Mezcal</a></em><br />
&#8211;</p>
<p>Qu&#8217;est-ce qu&#8217;être nitoyen ? C&#8217;est difficile à définir en quelques mots,  mais il y en a qu&#8217;il me semble indispensable de citer pour être dans  l&#8217;idée : aborder le monde avec une démarche ridicule, savoir voir et  vivre l&#8217;absurde au quotidien, aimer partager les perles qu&#8217;on y  débusque&#8230;</p>
<p>D&#8217;aucuns m&#8217;objecteront qu&#8217;être sur R42 est également un point important  de cette définition.</p>
<p>Je leur ris au nez.</p>
<p>Nos idoles ne sont pas sur R42 : Douglas Adams est sur RCK à taper un  bœuf avec les Floyd, Terry Pratchett chevauche Bigadin sur PNY et John  Cleese est dans le taxi entre Oslo et Bruxelles. Pourtant ne  véhiculent-ils pas le message que nous chérissons ? Et bien je veux  croire aujourd&#8217;hui que <strong>Nelson Monfort</strong> est de ces hommes  qui, sans être jamais venus sur notre beau secteur, méritent d&#8217;être  cités comme citoyens d&#8217;honneur. D&#8217;ailleurs permettez moi de vous parler  un peu de lui pour étayer mon propos.</p>
<p>Il n&#8217;a pas toujours été le présentateur télé de notoriété mondiale que  nous connaissons maintenant, il a autrefois été un enfant pétulant et  plein d&#8217;ardeur, la tête remplie de rêves et de plus de plans d&#8217;avenir  que n&#8217;en peut concevoir une conseillère d&#8217;orientation de votre CIO  local. Son nom le prédestinait déjà à une rencontre avec la perfide  Albion, mais il embrasse son destin lors de vacances en Irlande : un  jour qu&#8217;il visite un énième champ avec des moutons, il se perd. Ses  parents, pourtant soulagés de constater que le trajet de retour en  voiture était plus calme que d&#8217;habitude, ne se rendent compte de rien  avant le lendemain. Le jeune Nelson est livré à lui-même en compagnie  ovine anglophone. Son penchant naturel pour la discussion aurait pu se  heurter ici à un muret, mais il fit fi de l&#8217;obstacle et, forcé par cette  immersion, il se lança en anglais. C&#8217;est là qu&#8217;il acquit, bien forcé,  cette aisance dans la langue de Douglas Adams qu&#8217;on ne peut obtenir que  par un séjour en pays anglophone. C&#8217;est là aussi, de par le vocabulaire  limité des moutons, qu&#8217;il a dû apprendre à lire au delà des simples mots  pour comprendre le cœur du message de ses interlocuteurs.</p>
<p>Mais si le jeune Nelson savait désormais parler anglais, il n&#8217;avait  encore d&#8217;attirance particulière pour le journalisme. La vocation le  toucha alors qu&#8217;il était en primaire (1), suite à un atelier imprimerie  dans sa classe. Toute la classe réfléchissait à un dernier article à  caser pour compléter la page 5 du journal après la recette de gâteau au  yaourt, l&#8217;histoire de l&#8217;écureuil qui faisait ses courses en se battant  contre des monstres gentils et avant les paroles de la chanson « Le  petit pain au chocolat » qu&#8217;ils chanteraient à la prochaine kermesse de  l&#8217;école. Nelson, alors pris d&#8217;une soudaine inspiration, attrapa sa règle  qu&#8217;il maintint devant sa bouche en position verticale, et se tourna  vers son voisin Pierre, le chanceux qui avait gagné le droit de jouer  avec les caractères d&#8217;imprimerie pour composer le texte de la page 2 :</p>
<p>- « Alors Pierre, it&#8217;s wonderful this newspaper &#8211; c&#8217;est magnifique ce  journal -, this victory of man against ink, paper and all those small  pieces of metal &#8211; cette victoire de l&#8217;homme sur l&#8217;encre, le papier et  ces espèces de petits morceaux de métal&#8230; How did you do it? When did  you feel you were going to really print this newspaper, that you  could&#8217;nt be defeated? Comment avez-vous fait ? Quand avez vous <em>senti</em> que vous alliez <em>vraiment</em> imprimer ce journal et que vous ne  connaîtriez pas la défaite ? »<br />
- « Bah, euh, tu sais Nelson, c&#8217;est pas très compliqué en fait, il  suffit de mettre les lettres à l&#8217;envers. Mais pourquoi tu tiens ta règle  comme un micro ? »<br />
- « Pierre me dit qu&#8217;il a toujours su qu&#8217;il avait en lui les réserves  pour y arriver, qu&#8217;il pourrait arriver au bout. Bien sûr la linotype a  offert une très belle résistance, mais il a senti arrivé au bout de la  7e ligne qu&#8217;il pourrait conserver son avantage s&#8217;il continuait de  renverser les lettres, mais qu&#8217;à aucun moment il ne fallait lâcher !  Pierre, I wanted to ask you: I really felt the class was behind you all  the time and provided a rich support and I know you love working here  with the wonderful support of your class and all the cheering, do you  have anything to tell them? Pierre, je voulais te demander : j&#8217;ai le  sentiment que la classe t&#8217;a soutenu tout du long et t&#8217;a beaucoup aidé,  et je sais que tu aimes travailler ici avec le soutien extraordinaire de  tes camarades et tous leurs encouragements, as-tu quelque chose à leur  dire ? »<br />
- « Euh&#8230; Merci ? »<br />
- « Pierre nous dit qu&#8217;il est très ému, et que le soutien de la classe  l&#8217;a beaucoup aidé à se surpasser et à aller chercher cette victoire  magnifique contre lui-même et contre la machine, et qu&#8217;il est toujours  heureux de relever ce genre de défi ici, dans cette superbe salle de  classe et avec le soutien de ses camarades. Merci Pierre, thank you! »</p>
<p>Cette interview qui fit un carton dans l&#8217;école l&#8217;encouragea à continuer  dans cette voie. C’est tout naturellement qu’il se tourna très vite vers  l’interview sportive polyglotte, tant est exaltante la gageure de  transformer les borborygmes laborieusement arrachés à des brutes en  envolées lyriques et philosophiques (2)</p>
<p>Au pinacle de ses interviews figurent deux moments de grâce, où il sut  sublimer les pensées refoulées de ses interlocuteurs peu loquaces.</p>
<p>En 1969, à peine âgé de 16 ans, il décroche le scoop en interviewant le  premier le finaliste malheureux de Wimbledon : un blanc manger (3) :<br />
- « What a disillusion for you, dear blancmange ! You’ve eaten all your  opponents in three sets till this final : BJ King, Pancho Gonzales&#8230;  Mon cher blanc manger, quel drame pour vous ! Vous avez dévoré tous vos  adversaires jusqu’à cette finale et&#8230; And, you lead 6-0, 6-0, 5-0,40-0  versus Angus Podgorny when those two hooligans from Skyeron came on the  court.  Vous étiez en train d’écraser Angus Podgorny 6-0, 6-0, 5-0, 40-0  quand ces deux ruffians de la planète Skyeron ont fait irruption sur le  court&#8230; »<br />
- « Grrplfffff » (en se dégonflant)<br />
- « Notre champion  nous explique qu’il est extrêmement déçu, car il a  commencé sa préparation pour Wimbledon depuis au moins deux cycles  galactiques. Toutes les chances étaient pourtant de son côté, vu le  nombre d’Ecossais qui disputaient l’épreuve. Mais une manœuvre  anti-sportive l’a empêché d’atteindre le triomphe qui lui était promis.  Dear friend, can you tell us more ? Cher ami, pouvez-vous en dire plus ?  »<br />
- « Fllafff » (en se répandant comme un vulgaire pudding sous les coups  de cuillères)<br />
- Quelle belle leçon de <em>fair play</em> ! Notre héros nous dit que la  dure loi du sport est ainsi et qu’il faut accepter les décisions  contraires de l’arbitre, la poussière dans les yeux, les spectateurs qui  vous mangent goulûment&#8230; Ce sont sur ces mots que je vous rends  l’antenne, De toute façon, notre ami n’est plus qu’une flaque  gélatineuse&#8230; » (4)</p>
<p>Plus récemment, Nelson a été le seul journaliste sportif à couvrir un  événement pourtant bouleversifiant : la défaite d’Usain Bolt au 100 m  contre&#8230; un Bagage :<br />
« It’s wonderful, amazing, my dick hurts my chin ! Mr Luggage, you ran  one hundred meters in 9”40, put ten meters in Usain Bolt’s face ! Je  suis excité comme une puce, Monsieur le Bagage. Vous avez couru le 100 m  en 9”40 et mis dix mètres dans la vue d’Usain Bolt. What’s the fuck  with you ? D’où vous vient cette vélocité ? »<br />
- (le couvercle se referme sur les pieds de Nelson)<br />
« Notre nouveau recordman nous révèle que c’est une alimentation choisie  qui lui permet d’aller aussi vite. What’s your next goa&#8230; Aaaarghh !  Quel est votre prochain objec&#8230; Aaaaaaaah !!!!! »<br />
- (aspire Nelson dans un chuintement ravi)<br />
- (du fond du Bagage) This time, I’m really in the heart of sport,  and&#8230; Cette fois-ci, je touche vraiment la quinte essence de l’esprit  sportif, je suis assis à côté de Surya Bonaly, Richard Virenque, Franck  Ribéry&#8230; Ici Nagano, à vous les stu&#8230; »</p>
<p>Et, autant le dire, être enfin débarrassés de Nelson est un  soulagement&#8230;</p>
<p>&#8212;<br />
(1) rien à voir avec le curé de l&#8217;école.<br />
(2) nous le reconnaissons dans une de ses premières interviews : <a href="http://www.youtube.com/watch?v=sw8ZL_gcTSM" target="_blank">http://www.youtube.com/watch?v=sw8ZL_gcTSM</a> (5)<br />
(3) Nelson a toujours eu le don pour se ruer le premier sur le court.  Même avant le décrochage Eurovision à Roland-Garros, alors qu’il n’a pas  le droit, ce qui vaut une amende du CSA à sa chaîne de télé&#8230;<br />
(4) <a href="http://www.youtube.com/watch?v=UMCNltgrs1U" target="_blank">http://www.youtube.com/watch?v=UMCNltgrs1U</a> (5)<br />
(5) désolé, je ne les ai pas trouvés en VOST&#8230;</p>
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		<title>4,2 idées pour tourner un film d&#8217;horreur de série Z</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Apr 2010 19:21:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Donio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médisances]]></category>
		<category><![CDATA[R42]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous voulez tourner un film d&#8217;horreur, l&#8217;idée est tout à fait louable et  vous attirera la sympathie du voisinage et la possibilité d&#8217;inviter la  bombasse de l&#8217;appartement d&#8217;en face à jouer le premier rôle dans le  film, ce qui vous garantit son éternelle reconnaissance et un faible  espoir d&#8217;obtenir un peu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous voulez tourner un film d&#8217;horreur, l&#8217;idée est tout à fait louable et  vous attirera la sympathie du voisinage et la possibilité d&#8217;inviter la  bombasse de l&#8217;appartement d&#8217;en face à jouer le premier rôle dans le  film, ce qui vous garantit son éternelle reconnaissance et un faible  espoir d&#8217;obtenir un peu plus. A défaut vous aurez déjà pu la voir plus  légèrement habillée que d&#8217;habitude dans les scènes de fuite avec  vêtements déchirés que vous aurez prévues spécialement pour elle (et  surtout pour vous.)</p>
<p>Ceci dit, arrivé à ce constat que c&#8217;est une très bonne idée, il y a  quelques difficultés qu&#8217;il va falloir aplanir avant de voir votre  charmante voisine courir en soutien-gorge dans un décor en carton-pâte,  parmi lesquelles on peut compter le recrutement d&#8217;une équipe pas trop  mauvaise de tournage, la réservation de studios, l&#8217;écriture d&#8217;un  scénario (tentez toujours de caser une scène dans la douche pour la  voisine), et la recherche d&#8217;un généreux mécène pour payer tout ça. Et  là, de deux choses l&#8217;une : soit James Cameron remarque votre platitude  et vous n&#8217;avez plus besoin de vous soucier de rien (à part de votre  voisine, mais à la limite on pourra la remplacer par une star), soit  vous n&#8217;avez pas les moyens, et il faudra compenser par un scénario béton  et original et par un peu d&#8217;ingéniosité pour rattraper le manque de  budget. C&#8217;est là que je pense avoir les conseils qu&#8217;il vous faut.</p>
<p><strong>1. Trouvez un pitch original :</strong></p>
<p>Pour qu&#8217;un film d&#8217;horreur sans moyens marche, il faut qu&#8217;il se  distingue. On conseillera donc d&#8217;essayer de faire dans le non encore vu.  Un truc énorme. Qui impressionne. Par exemple, un truc avec des  insectes géants. Les gens n&#8217;aiment pas les insectes, ça fait peur déjà  petit, alors géant&#8230; Ou alors des araignées géantes, pour les mêmes  raisons. Ou des lézards géants. Au pire, si vous vous sentez très  audacieux, vous pouvez faire se battre des lézards géants contre des  insectes géants pour réconcilier tous les principes.</p>
<p>Mais ne vous focalisez pas sur ces conseils pour rester bloqué dedans :  la créativité est le maître mot. Si vous préférez imaginer un autre truc  géant – monstre marin géant, géant tout court, mouton géant, moussaka  géante, boule de jelly géante et affamée – il ne faut surtout pas  hésiter !</p>
<p>N&#8217;oubliez pas malgré tout que l&#8217;objet d&#8217;horreur doit être capable d&#8217;un  minimum de mouvement. Une maison de l&#8217;horreur, par exemple, ne fera peur  à personne puisqu&#8217;elle ne pourra pas courir après vous si vous en  sortez. De même, des betteraves n&#8217;impressionneront que les picards, eux  qui se sentent poursuivis par cette rave à force d&#8217;en voir partout, mais  ne feront aucun effet à la majorité du public.</p>
<p><strong>2. Trouvez un titre accrocheur</strong></p>
<p>C&#8217;est ce qui arrête le regard de l&#8217;acheteur, c&#8217;est ce qui intéresse le  cinéphile, c&#8217;est ce qui va donner l&#8217;impulsion au film : un bon titre,  c&#8217;est la moitié de son succès d&#8217;assuré pour un film. Il s&#8217;agit donc que  votre titre soit chic et choc, qu&#8217;il tape là où ça fait mal, qu&#8217;il saute  aux yeux du public, qu&#8217;il essaye de les lui arracher avec les dents, et  qu&#8217;il rajoute quelques coups de latte au passage. Bref, votre titre  doit attraper le client et ne le lâcher qu&#8217;une fois qu&#8217;il aura vu le  film (même en accéléré et en jouant à WOW en même temps, on parle d&#8217;un  film de série Z là).</p>
<p>Pour ça, il est utile que votre titre, ou un sous-titre habilement  choisi, contienne des mot-clés, si possibles destinés à votre public  cible. Des mots comme « tueur » ou « vengeance » auront toujours plus  d&#8217;impact que « tranquille » ou « petite » sur des amateurs de films  d&#8217;horreur. Par exemple, « la vie est un long fleuve tranquille » ou « La  petite maison dans la prairie », indépendamment de leur capacité à  rassembler <em>un</em> public, n&#8217;intéresseront que très peu <em>votre</em> public. On se rapproche de l&#8217;idée avec « les betteraves tueuses », mais  il reste le problème de trouver une audience en dehors des zones de  production. On entre de plain-pied dans le vif du sujet avec «  Entomophobia, le retour des insectes géants. »</p>
<p><strong>3. Soignez les costumes</strong></p>
<p>On rappelle le principe : votre film est trop intelligent pour obtenir  des effets spéciaux dignes d’un film de Georges Lucas. Il vous faudra  donc faire des effets spéciaux dignes d’un épisode des télétubbies. Ce  qui demande un soin particulier pour les costumes : beaucoup de vert et  de trucs marron qui dépassent pour le(s) monstre(s) afin de bien voir  qu’il est camouflé. Il faut que ça bringuebale un peu autour de lui pour  qu’on devine les mouvements humains sous le costume. Des vêtements  trouvés en brocante pour les acteurs qui joueront les victimes ; plus  ils auront l’air de ploucs, moins les gens s’inquiéteront de leur mort.  De toute façon vous aurez pris soin de choisir des acteurs tellement  mauvais qu’on ne s’intéressera qu’à votre voisine. Et donc un costume  très léger et facile à déchirer pour votre voisine, afin qu’elle puisse  vous faire profiter au mieux de son jeu d’actrice.</p>
<p><strong>4. Soignez la musique</strong></p>
<p>La musique est l’élément crucial d’un film de série Z, c’est elle qui  permet au spectateur moyen de savoir ce qu’il se passe. Soyons honnêtes,  vous avez déjà lu les conseils sur le scénario… Si vous les avez suivi,  vous savez déjà votre film aura beaucoup de longueurs et que l’amateur  qui aura accepté de sacrifier de son temps devant votre film n’est pas  non plus naïf au point de rester en permanence devant son écran à  regarder de mauvais acteurs : il surfe sur internet, il prépare du  pop-corn, il embrasse sa copine… Si la musique ne lui dit pas quand il a  une chance de voir des monstres (ou votre voisine dans la fameuse et  toujours inexplicable scène de nu), il ratera les meilleures scènes et  en gardera un mauvais souvenir. La musique n’a pas besoin d’être bonne,  juste d’être adaptée. Par exemple, pour les scènes les plus dures,  demandez à votre petite sœur de jouer de la flûte à bec ; vous serez  dans l’ambiance stressante nécessaire.</p>
<p><strong>4,2. Pensez aux dialogues</strong></p>
<p>Les dialogues sont absolument essentiels à un bon film, et permettent  encore une fois au spectateur de suivre l’action sans faire fondre ses  yeux sur vos images de monstres en papier-mâché recouverts de Jelly et  filmés en caméra portée. En fait seuls les dialogues de votre voisine  sont vraiment importants : quand elle chante, c’est qu’elle est sous la  douche. Mais quand même : prévoir des onomatopées différentes pour les  gargouillis des gens qui meurent et pour votre charmante héroïne qui  passera beaucoup de temps à crier est une précaution utile.</p>
<p><em>Merci à LeGurhal pour ses  précieux conseils lors de la rédaction.</em></p>
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