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	<title>Le blôg de Donio</title>
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		<title>Le supportisme</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Mar 2010 18:41:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Donio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médisances]]></category>
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		<description><![CDATA[Alors que se tient cette année la coupe du monde de football en Afrique du Sud, il est temps de lever un peu le voile sur un aspect souvent méprisé de ce sport : le supportisme. Le supportisme est le sport pratiqué par les supporters. Le nom &#171;&#160;supporter&#160;&#187; vient du japonais &#171;&#160;suppoleuteule&#160;&#187; qui signifie &#171;&#160;sportif&#160;&#187;. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que se tient cette année la coupe du monde de football en Afrique du Sud, il est temps de lever un peu le voile sur un aspect souvent méprisé de ce sport : le supportisme. Le supportisme est le sport pratiqué par les supporters. Le nom &laquo;&nbsp;supporter&nbsp;&raquo; vient du japonais &laquo;&nbsp;suppoleuteule&nbsp;&raquo; qui signifie &laquo;&nbsp;sportif&nbsp;&raquo;. On pense ce terme inspiré de l’anglais ; les lexicologues penchent pour une japonisation de &laquo;&nbsp;sporter&nbsp;&raquo;, dérivé de sport. Les japonais parlent parfois aussi bien anglais que moi japonais. Quand au choix d’un vocable japonais pour désigner cette discipline, il semblerait que ça soit du à un fort attachement des pratiquants à Toyota, autant pour son rôle de sponsor de nombreux clubs concurrents que pour l’image véhiculée d’une marque qui fonce toujours pied au plancher. Car un supporter ne se laisse arrêter par rien.</p>
<p>Comme on le voit, le supporter a la prétention de faire du sport, ce qui est en complète contradiction avec l’image qu’en renvoient traditionnellement les médias. On a bien sûr tous en tête l’image du veau affalé devant sa télé, bière à la main et chips à portée de main sur la table basse, en partie dans un bol posé là à cet effet, en partie répandues en miettes par les postillons accompagnant les éructations lors des actions un peu plus mouvementées que la moyenne ou lors des décisions forcément iniques de l’arbitre. Cette image est fausse, du moins du point de vue d’un <em>vrai</em> supporter.</p>
<p>Déjà le vrai supporter ne regarde pas les matches à la télé : il y assistera sur place. Mais avant ça, chaque match est un évènement qui se prépare par des entrainements en cours de semaine, un briefing tactique avec le chef du groupe, et une préparation du matériel qui sera utilisé pendant le match. Cette préparation est essentielle pour bien appréhender le début du match et partir dans un bon rythme. Car au football comme dans la vraie vie, ce sont les gens les moins bien payés qui en font le plus, et contrairement aux joueurs qui touchent plus d’argent que de ballons, les supporters ont un rôle décisif dans le match ; la responsabilité de la victoire comme de la défaite leur revient, quoique pour la défaite les joueurs, l’entraineur et le président du club portent une part non négligeable de la faute.</p>
<p>Après une défaite, le supporter doit encore travailler, et dans une logique de remise en question il reprend tout de suite le travail physique, sans doute dans une sorte de décrassage qui permettra de bien préparer la prochaine rencontre. Dans les faits, bien souvent il court, soulève des barrières et des voitures, casse des vitrines (ce qui demande beaucoup plus d’efforts qu’on ne croit), et peut même aller jusqu’à prouver sa force en s’attaquant à des bus ou des rames de TGV. Enfin rassuré sur sa capacité à tenir le coup, il peut préparer le prochain match.</p>
<p>Il est bien évidemment plus facile pour des supporters de jouer à domicile : non seulement ils connaissent mieux le terrain (et surtout les gradins), mais surtout ils peuvent plus facilement développer la logistique particulière à un match de supporters de foot. De plus, il est évident que dans une compétition où il s&#8217;agit de railler subtilement l’adversaire &#8211; souvent en mettant en cause sa virilité ou bien en évoquant des situations incongrues mettant en cause leur ascendance dans des endroits censés être représentatifs du lieu d’origine des supporters adverses (1) – l’avantage numérique conféré par le fait de jouer dans sa ville est toujours un plus appréciable.</p>
<p>Des tentatives nombreuses ont été faites par les vrais supporters d’attirer un peu de lumière vers leur travail de fond, afin que leurs efforts soient enfin reconnus et qu’une fédération encadrée par le ministre des sports et de la jeunesse puisse voir le jour. Mais malgré une obstination louable, ils ne sont que trop rarement remarqués par les arbitres, trop occupés à regarder ces paresseux de joueurs pour vraiment chercher à compter les points dans les tribunes. Les arbitres sont malgré tout obligés parfois d’intervenir lorsqu’une infraction au règlement est observée : lancement de fumigènes, intrusion dans le camp des supporters adverses (aussi appelée <em>passage en zone</em>), lancement de projectiles sur la pelouse (qui est hors-jeu pour les supporters)… Les supporters marquent alors généralement leur joie d’avoir été remarqués par des messages d’encouragement à l’arbitre et des conseils de santé (2).</p>
<p>Ceci dit, cette relative indifférence rend assez difficile le départage des supporters lors des grandes confrontations et a toujours nui aux tentatives d’organiser des coupes du monde des supporters, leurs résultats étant occultés par ceux des matches. Mais dans le triste monde où nous vivons, seuls les riches décident des résultats, qui va s’inquiéter des efforts de ces travailleurs de l’ombre tant qu’ils continuent de payer leurs places pour les matches ?</p>
<p>(1) Par exemple, on répondra un gouailleur <em>&laquo;&nbsp;Marseillais, nique ta mère sur la Cannebière !&nbsp;&raquo;</em> à l’inénarrable <em>&laquo;&nbsp;Paris, on t’encule !&nbsp;&raquo;</em><br />
(2) La formule la plus courante est <em>&laquo;&nbsp;Aux chiottes l’arbitre !&nbsp;&raquo;</em>, version colorée du traditionnel <em>&laquo;&nbsp;Ca va ?&nbsp;&raquo;</em></p>
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		<title>Les trois petits cochons au chaperon rouge.</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Mar 2010 10:44:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Donio</dc:creator>
				<category><![CDATA[R42]]></category>

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		<description><![CDATA[Il était une fois trois petits cochons qui vivaient à la campagne et portaient en permanence un chaperon rouge, tant et si bien que les 5 autres habitants de leur lieu-dit les appelaient tous les trois petits cochons au chaperon rouge. Ils avaient eu bien des problèmes par le passé à cause de la propension [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il était une fois trois petits cochons qui vivaient à la campagne et portaient en permanence un chaperon rouge, tant et si bien que les 5 autres habitants de leur lieu-dit les appelaient tous les trois petits cochons au chaperon rouge. Ils avaient eu bien des problèmes par le passé à cause de la propension des plus jeunes frères à construire des maisons dans des matériaux inadaptés au bâtiment et aux fondations peu solides. Heureusement pour eux, leur grand frère avait fait quelques études en maçonnerie et avait pu construire la maison en briques dans laquelle ils vivaient.</p>
<p>Inquiets cependant de la recrudescence de loups dans leur région depuis les tentatives de réintroduction de l’espèce dans les Alpes (on en avait vu un à moins de 150 km de là), ils décidèrent d’investir dans un appartement à Paris, le dernier endroit où ils s’attendaient à voir le loup revenir. Justement, leur grand-mère un peu gâteuse avait besoin qu’on prenne soin d’elle et leur avait proposé de revendre son ancien appartement place de l’Etoile pour qu’ils s’installent tous ensemble. Ils se rendirent donc à Nation munis chacun d’un petit pot de beurre (qu’ils espéraient vendre à prix d’or aux crémiers de la capitale) et de la galette (1). Ils prirent donc rendez-vous chez un agent immobilier du côté de Nation, peu après l’heure prévue de la fin de la manif pour le droit des salons de l’agriculture à être inaugurés par le président lui-même.</p>
<p>Une fois la manifestation finie et après avoir bu un coup avec leurs potes salons de l’agriculture, les trois petits cochons au chaperon rouge allèrent à leur rendez-vous avec l’agent immobilier, qui se montra très intéressé : « j’ai justement une question qui me taraude depuis toujours : des nombreuses lignes de métro qui relient Nation à Charles de Gaulle – Étoile, laquelle est la plus rapide ? Donnez moi l’adresse de votre grand-mère et le digicode de la porte d’en bas, et retrouvons nous chez elle, nous saurons ainsi quelle ligne est la plus rapide des métros 1, 2 et 6 ou du RER A. Je prendrai le RER A, vous les métros. Là bas nous visiterons l’appartement de votre grand-mère pour discuter de son prix de vente. »</p>
<p>L’agent immobilier savait bien sûr pertinemment que le RER allait plus vite, une fois sur place il se précipita devant l’immeuble, composa le digicode, et sonna à l’interphone. La grand-mère lui répondit :<br />
- Oui ?<br />
- Bonjour grand-mère, je suis les trois petits cochons au chaperon rouge, je viens t’apporter… euh… t’aider à revendre ton appartement.<br />
- Je t’ouvre mon enfant, deuxième étage porte de gauche, j’ai laissé la porte ouverte pour le livreur du supermarché et pour le facteur.</p>
<p>Une fois dans l’appartement, l’agent eut tout loisir de faire signer à la grand-mère un contrat de vente de son appartement à son nom pour la somme de 300€ (2). Mais comme il savait qu’elle avait cédé une partie de son bien à ses petits-enfants, il lui fallait extorquer des signatures aussi aux trois petits cochons au chaperon rouge. Il enferma donc la grand-mère dans le placard avec une pomme dans la bouche pour l’empêcher de parler et prit ses vêtements de façon à lui ressembler (3).</p>
<p>Le benjamin des petits cochons, sortant du métro 1, arrivait alors. Il vint devant l’immeuble, composa le digicode, et sonna à l’interphone. L’agent déguisé, contrefaisant sa voix, lui répondit :</p>
<p>- Oui ?<br />
- Bonjour grand-mère, je suis un des trois petits cochons au chaperon rouge, je viens t’aider à revendre ton appartement.<br />
- Je t’ouvre mon enfant, deuxième étage porte de gauche, j’ai laissé la porte ouverte pour le livreur du supermarché et pour le facteur.</p>
<p>Le petit cochon monta, et fut surpris par l’aspect de sa grand-mère.<br />
- Oh, mère-grand, comme tu as de grandes lunettes !<br />
- C’est pour mieux te voir mon enfant.<br />
- Oh, mère-grand, comme tu as de grands doigts !<br />
- C’est pour mieux écrire à ta place « lu et approuvé » sur ce contrat de vente de l’appartement à mon nom.<br />
- Oh mère-grand, comme tu as de grandes idées !<br />
- Ta gueule et signe !</p>
<p>Le petit cochon signa un peu vite avant de réaliser son erreur. Quand l’agent se jeta sur lui, il réalisa soudain qu’on le mettait sur la paille, mais il ne put pas se débattre assez d’énergie pour éviter d’être enfermé dans le placard avec sa grand-mère, un bandeau sur les yeux pour ne pas qu’il voie ce qui arriverait ensuite.</p>
<p>Le cadet des petits cochons, sortant du métro 6, arrivait alors. Il vint devant l’immeuble, composa le digicode, et sonna à l’interphone. L’agent déguisé, contrefaisant sa voix, lui répondit :</p>
<p>- Oui ?<br />
- Bonjour grand-mère, je suis un des trois petits cochons au chaperon rouge, je viens t’aider à revendre ton appartement.<br />
- Je t’ouvre mon enfant, deuxième étage porte de gauche, j’ai laissé la porte ouverte pour le livreur du supermarché et pour le facteur.</p>
<p>Le petit cochon monta, et fut étonné par l’aspect de sa grand-mère.<br />
- Oh, mère-grand, comme tu as de grandes dents !<br />
- C’est pour mieux préparer mon avenir mon enfant.<br />
- Oh, mère-grand, comme tu as de grandes jambes !<br />
- C’est pour courir à la rencontre des pigeons qui vont faire ma fortune, mon enfant.<br />
- Oh mère-grand, comme tu as de grands cheveux !<br />
- Et de grands projets d’avenir aussi, mais pour ça il faudrait que tu signes là !</p>
<p>Le petit cochon signa sans rien remarquer, puis le jour se fit dans son esprit : l’agent l’avait bien roulé ! Il fit alors feu de tout bois, mais il était trop tard : il rejoint son frère et sa grand-mère dans le placard, attaché comme eux et avec du persil dans les oreilles pour ne pas avoir à entendre ce qui arriverait ensuite.</p>
<p>L’aîné des petits cochons, sortant du métro 2, arrivait enfin. Il faut dire que si ce métro est particulièrement lent de base, il s’était tellement ennuyé pendant le trajet qu’il avait même fini par s’endormir et rater sa sortie, ne se réveillant qu’à Porte Dauphine, ce qui lui avait fait perdre encore plus de temps. Il vint devant l’immeuble, composa le digicode, et sonna à l’interphone. L’agent déguisé, contrefaisant sa voix, lui répondit :</p>
<p>- Oui ?<br />
- Bonjour grand-mère, je suis un des trois petits cochons au chaperon rouge, je viens t’aider à revendre ton appartement.<br />
- Je t’ouvre mon enfant, deuxième étage porte de gauche, j’ai laissé la porte ouverte pour le livreur du supermarché et pour le facteur.</p>
<p>Le petit cochon monta, mais ne fut pas surpris par l’aspect de sa grand-mère : il avait eu le temps de réfléchir pendant son long trajet en métro, et il connaissait de plus les horaires des facteurs, il savait donc que cette porte ouverte était un piège. Il joua malgré tout le jeu.<br />
- Oh, mère-grand, comme tu as de petite oreilles !<br />
- C’est pour mieux&#8230; Euh… C’est qu’on a l’audition qui baisse à mon âge mon enfant.<br />
- Oh, mère-grand, comme tu as de petits sabots !<br />
- C’est pour mieux rouler ceux qui ne me voient pas venir.<br />
- Oh mère-grand, comme tu as de grandes allumettes !<br />
- Hein ?</p>
<p>Les ruses de l’agent s’étaient heurtées à un mur de brique. Le petit cochon au chaperon rouge craqua une allumette et la jeta dans le tas de journaux étalés devant le canapé. Il profita de ce que l’agent était empêtré dans les vêtements de sa grand-mère pour filer dehors et bloquer la porte, puis il sortit hurler « Au meurtre ! Un agent immobilier essaye de tuer ma grand-mère et mes frères ! ». Avec l’argent de l’assurance incendie et l’héritage de sa grand-mère qu’il n’eut pas besoin de partager en trois, le petit cochon au chaperon rouge pu s’acheter un grand appartement pour lui tout seul et inviter toutes ses copines à faire la fête chez lui. Il vécut heureux jusqu’à la fin de ses jours, à l’exception peut-être de la dernière heure un peu douloureuse à l’abattoir, mais c’est une autre histoire.</p>
<p>&#8211;</p>
<p>(1) comprendre l’argent du beurre déjà vendu précédemment.<br />
(2) les cochons de la vieille époque ne savaient pas bien compter, il était facile de les arnaquer<br />
(3) cet agent immobilier ne remplissait pas les critères humains de beauté, mais faisait une truie très acceptable avec quelques arrangements</p>
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		<title>Le langage des fleurs</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Feb 2010 08:06:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Donio</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La scène est classique, et pourtant tellement à côté de la plaque : une petite fille haute comme trois pommes vient voir son papa :
- Dis papa, comment on fait les bébés ?
- Et ben, euh… Comment dire ? Tu vois les petites abeilles et les fleurs… ?
Et bien non, et c’est là tout le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La scène est classique, et pourtant tellement à côté de la plaque : une petite fille haute comme trois pommes vient voir son papa :</p>
<p><em>- Dis papa, comment on fait les bébés ?<br />
- Et ben, euh… Comment dire ? Tu vois les petites abeilles et les fleurs… ?</em></p>
<p>Et bien non, et c’est là tout le drame : elle voit vaguement à quoi ressemble une fleur puisqu’on en dessine souvent en classe et que même une fois (1) son papa il en a offert à sa maman des toutes bizarres qui ne ressemblent pas à celles qu’on dessine. Et puis en plus il y en a dessinées sur sa trousse de crayons et son sac aussi. Mais une abeille… C’est quoi ?</p>
<p>Les abeilles, bien qu’éminemment sympathiques aux yeux de tous les gens qui se souviennent de ce qu’est du miel (2), souffrent d’un déficit de représentation au niveau planétaire. Leur répartition géographique est toujours plus étendue que celle des dodos. Pour le moment. Ça n’est pas parti pour durer.</p>
<p>Les abeilles, bien sûr, peuvent communiquer entre elles. On a beaucoup écrit sur la structure des ruches, sur leur capacité à discuter entre elles, sur les papotages pendant les cours de danse : danse moderne, danse classique, danse de communication d’entreprise, danse du ventre et du dard, danse étrangère première langue, danse étrangère deuxième langue… Car oui, les abeilles dansent pour se parler entre elles (3).</p>
<p>Cette communication leur a bien sûr permis de se rendre compte de la situation ; les registres de naissances ayant enregistré des résultats catastrophiques dans beaucoup de ruches, des émissaires ont été envoyés et un grand sommet s’est tenu à Davos en Suisse. Aucun n’est revenu : le bon air des montagnes leur a trop plu.</p>
<p>Des délégations ont alors été envoyées dans les fourmilières voisines qui semblaient ignorer la crise subie de plein fouet par ces petites fées du miel ; peut-être auraient-elles des conseils à donner à leurs amies pour surmonter ces difficultés qu’elles espéraient passagères. Mais si la fourmi n’est pas prêteuse, elle aime encore moins donner, ne serait-ce qu’un avis constructif. Se réfugiant derrière un cliché éculé, elles demandèrent aux abeilles ce que celles-ci avaient fait pendant l’été. A la recherche de fleurs, elles avaient dansé. « <em>Oh, vous dansiez ? J’en suis fort aise. Et bien, chantez maintenant !</em> ».</p>
<p>Ma foi, pourquoi pas ? Pendant que les autres réfléchissent à de nouvelles pistes plus sérieuses, quelques unes devraient tenter l’expérience, pour voir. La révélation viendra à mon avis du refrain d’une chanson de William Sheller : « <em>et si j’te comprends pas, apprend moi ton langage</em> ». C’est si simple et si évident : le problème ne peut venir que d’un problème de mauvaise compréhension : les abeilles et les fleurs ne se parlent plus, elles ne parlent pas le même langage. Les abeilles, pour leur survie, doivent apprendre le langage des fleurs.</p>
<p>Bien sûr, on peut comprendre que les fleurs aient fini par se lasser de la façon de faire des abeilles : après tout nous sommes dans une époque moderne où les mentalités évoluent, et les fleurs ont pu en avoir assez d’être butinées à la va-vite : un frottis vite fait et l’abeille s’en va. Une rose rouge demande un peu de passion, l’achillée aime une petite dispute de bon aloi, l’hortensia qu’on satisfasse à quelques demandes fantasques, l’œillet demande de la sincérité… Toutes choses difficiles à apporter dans le speed-dating un peu obscène auquel se sont habitué les abeilles. Je recommande donc qu’elles apprennent à passer plus de temps avec les fleurs pour en retirer le nectar, quittant ainsi la logique industrielle qui les tue pour revenir à un artisanat qui fleure bon le traditionnel, avec toutes les opportunités marketing que ça ouvre.</p>
<p>&#8212;</p>
<p>(1) une seule, mais c’est déjà plus que beaucoup de gens, elle peut être fière de son papa<br />
(2) vous savez, ce truc que les gens mettaient sur les tartines avant qu’on invente les pâtes à tartiner à la noisette et au chocolat<br />
(3) <a href="http://www.youtube.com/watch?v=7m5vt07W2n4" target="_blank">elles ont inspiré du monde d&#8217;ailleurs</a></p>
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		<title>Jésus Christ, mais ça reste amer</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 17:08:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Donio</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Quel gâchis, vraiment. Mais il n’avait pas eu le choix. Le spectacle devait continuer.
Pourtant au début il y avait cru, quand il l’avait rencontré… A l’époque il avait le meilleur spectacle de sa région : « Judas rime le bateau au plot », une merveille de finesse et d’autodérision. Il s’était fait un petit nom dans son coin, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quel gâchis, vraiment. Mais il n’avait pas eu le choix. Le spectacle devait continuer.</p>
<p>Pourtant au début il y avait cru, quand il l’avait rencontré… A l’époque il avait le meilleur spectacle de sa région : « Judas rime le bateau au plot », une merveille de finesse et d’autodérision. Il s’était fait un petit nom dans son coin, mais il sentait que son répertoire tournait un peu en rond…</p>
<p>Et il était tombé sur une petite merveille. Jésus était un comique né : il avait ça dans le sang. On se demande d’où ça lui venait d’ailleurs : son père était un type plutôt austère, du genre pas rigolo, moralisateur, toujours à donner des conseils et à juger comment les autres devraient se comporter. D’ailleurs Judas, comme tout bon juif, se devait d’aller souvent tailler le bout de gras avec monsieur le père, et de prêter une oreille attentive à ses conseils rabâchés depuis des années et à ses remontrances. On lui connaissait malgré tout un écart : il avait fauté avec la mère de Jésus, une femme pourtant mariée. Ca l’avait un peu calmé niveau leçons : on l’entendait toujours beaucoup, mais il la mettait un peu en sourdine niveau adultère. Judas ne doutait pas cependant que ça ne le reprenne un jour. Sa mère, elle, était aussi ennuyeuse qu’il est possible de l’imaginer. Elle jouait les femmes mystérieuses, baissait humblement les yeux quand on parlait du fait qu’elle ait accueilli Dieu en elle, et donnait à tout le monde des leçons de morale et de douceur. Bref, pas le genre de boute en train qui va favoriser l’émergence de l’humour chez son fils.</p>
<p>Mais malgré des parents aussi drôles que des banquiers ou des courtiers en assurance, le petit avait du talent. Dès les premiers jours, il avait manifesté une capacité à l’humour : à peine né, il avait fait une farce magique intitulée « Hérode, le bœuf, l’âne et moi », un vaudeville dans lequel un roi jaloux tentait de se débarrasser d’un enfant encombrant, et celui-ci échappait aux problèmes en batifolant avec sa mère adultère dans la paille d’une grange, entouré d’animaux. Les observateurs de la scène underground, attirés par cette nouvelle étoile, ne s’y étaient pas trompé et avaient célébré la naissance de ce talent.</p>
<p>Judas avait peu d’informations sur son enfance ; sans doute peu encouragé par ses parents, l’enfant n’avait redécouvert ses talents qu’à la fin de l’adolescence, au moment le plus fort de son opposition au modèle parental. Il s’était alors engagé dans une troupe itinérante qui faisait du satyre religieux. C’est le moment où Judas l’avait rencontré. Il avait à ce moment peaufiné son art, et commencé à se faire connaitre. Son père, prompt à saisir les bonnes affaires, avait alors senti le potentiel commercial de son fils et l’avait engagé à se lancer en solo. Bien sûr, une partie de ses spectateurs les plus fidèles avait alors décidé de le rejoindre pour gérer la logistique de ses spectacles et participer aux campagnes de communication. Judas, éperdu d’admiration, avait alors senti qu’il pourrait apprendre beaucoup de ce petit génie, et avait intégré l’équipe.</p>
<p>Au début, il participait à l’écriture des sketches de Jésus avec les autres. Mais très vite, il se rendit compte qu’aucun d’entre eux n’avait le moindre talent en comptabilité ; lui seul avait déjà vécu seul et appris à tenir ses comptes. Il dut donc se consacrer de plus en plus à cette tâche, d’autant que Jésus n’arrivait jamais à garder le moindre sou pour lui. Mais toujours, le talent éblouissant du petit l’empêchait de claquer la porte, malgré sa relative mise à l’écart. Quel génie dans ses textes ! <em>Je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre</em><em>, </em><em>je bâtirai mon Eglise</em>, il fallait l’oser ! Et cette façon de toujours faire des niches… Comme quand il avait convaincu Pierre qu’il pouvait marcher sur l’eau ; cet idiot n’avait pas remarqué les échasses attachées sous ses sandales ! Quel fou rire ce jour là. Ou encore quand il avait pris des cours de prestidigitation, et qu’il avait commencé à sortir des poissons de la manche de Pierre. Ce pauvre vieux Pierrot n’y avait rien compris. Et quand Jésus lui a sorti des pains de sous la barbe, il a failli s’évanouir. C’était un peu facile de se moquer de ce pauvre hère un peu dingue, mais c’était un ressort comique si efficace…</p>
<p>Et là Jésus avait programmé le plus beau spectacle de toute sa carrière : il avait préparé un numéro de fausse mise à mort avec une lance à pointe rétractable. Pierre allait certainement passer un nouveau cap dans la folie. Mais Jésus avait profité de cette occasion pour écarter définitivement Judas : il lui avait assigné le rôle du faux traître, pour rendre l’histoire plus crédible. Judas avait dû prétendre livrer Jésus pour mettre en place ce simulacre, et c’est lui qui devait fournir les fausses lances aux soldats. Alors bien sûr, il avait souvent prétendu vouloir partir pour relancer enfin sa propre carrière. Bien sûr il avait souvent cru vouloir partir. Mais cette mise à pied était difficile à digérer. Et maintenant, en haut du Golgotha, la foule acclame le soldat complice qui s’approche de Jésus, la lance brandie. Tout est fini. Ce sera son plus beau succès, grâce à Judas. Sous le faux impact, et devant une foule en délire, Jésus crie, mais ça reste amer.</p>
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		<title>Les dieux du stade.</title>
		<link>http://www.donio.fr/2010/01/les-dieux-du-stade/</link>
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		<pubDate>Sat, 23 Jan 2010 08:06:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Donio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coupaings]]></category>
		<category><![CDATA[R42]]></category>

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		<description><![CDATA[Je triche un peu pour ce texte puisque l&#8217;essentiel est de la plume habile d&#8217;Arlequin à qui j&#8217;ai redonné le brouillon d&#8217;histoire que je n&#8217;arrivais pas à faire avancer, mais je me suis dit que je pourrais toujours tenter de lui voler une partie de sa gloire et renvoyer quelques un de mes (rares) visiteurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Je triche un peu pour ce texte puisque l&#8217;essentiel est de la plume habile d&#8217;Arlequin à qui j&#8217;ai redonné le brouillon d&#8217;histoire que je n&#8217;arrivais pas à faire avancer, mais je me suis dit que je pourrais toujours tenter de lui voler une partie de sa gloire et renvoyer quelques un de mes (rares) visiteurs sur <a href="http://lesfrasquesdarlequin.over-blog.com/">son blog</a>. On trouve les excuses qu&#8217;on peut.</em></p>
<p><em><br />
</em></p>
<p>Valerius souffla. Tout le rude entrainement qu&#8217;il suivait à longueur d&#8217;année lui permettait d&#8217;avoir une endurance supérieure à la moyenne, mais il travaillait quand même plus la force et l&#8217;explosivité que le fond, et ça commençait à se ressentir. Combien avait-il fait d&#8217;appartements aujourd&#8217;hui ? Combien de portes ? Combien de rues depuis qu&#8217;il était parti avec sa petite charrette ce matin ? Combien de montées et de descentes sur les pentes des sept collines de Rome ? Si sa tête n&#8217;en avait aucune idée, ses mollets et ses bras commençaient à lui faire savoir que ce nombre flou augmentait trop vite. Il lui faudrait une pause, mais d&#8217;abord il devait encore arriver à vendre un peu plus de ses bibelots.</p>
<p><em>Toc toc toc</em><br />
« Ah, madame, bonjour. Ce sont les gladiateurs.<br />
- Oui ?<br />
- Et bien nous vendons ces calendriers pour les étrennes, pour pouvoir fêter la nouvelle année.<br />
- Et il y a quoi sur ces calendriers ?<br />
- Des images de nous. Dans le feu de l&#8217;action, ou alors dans nos caveaux sous le cirque.<br />
- Vous n&#8217;avez pas des calendriers avec des animaux plutôt ?<br />
- Ah non madame, ce sont plutôt les montreurs d&#8217;ours qui ont ça. Quoique, il doit y avoir une gravure ici de Caïus se faisant dévorer par un lion&#8230; Mais j&#8217;ai aussi une collection de poteries avec les animaux les plus féroces du cirque : lions, panthères, léopards, gazelles, et même un éléphant !<br />
- Je ne sais pas trop jeune homme&#8230;<br />
- Si vous nous prenez le calendrier, il vous font une remise à la buvette du cirque vous savez ?<br />
- Non désolé, je voulais un calendrier avec des animaux. Au revoir ! »</p>
<p>C&#8217;était toujours comme ça&#8230; Les vestales étaient passées avant, les gens avaient déjà donné dans l&#8217;urne à la sortie du cirque, les jeux ne les intéressaient pas&#8230; Alors que faisaient-ils au Cirque ? Agacé, Valerius enragea : il devait bien y avoir un moyen d&#8217;écouler sa marchandise ! Les vestales étaient de photogéniques vierges aguichantes, mais Valerius et ses collègues avaient, eux aussi, des atouts avec leurs corps musculeux et leurs conduites héroïques ! Alors ? Où était le problème ? Peut-être les cicatrices ? Valerius interrompit ses réflexions en se faisant bousculer par un homme bougon qui arrivait en sens inverse. Il leva les yeux et fut stupéfait de voir un magistrat maigrelet tenant en main une charrette surchargée. Le gladiateur s&#8217;écarta. L&#8217;individu en uniforme passa en bougonnant, lui grilla la politesse en bougonnant et opéra sous son nez :</p>
<p><em>Toc toc toc</em><br />
« Bonjour madame. Ce sont les questeurs !<br />
- Oui ?<br />
- Nous vendons ces magnifiques calendriers pour fêter la nouvelle année ! Regardez ! Voici votre nouvelle administration avec consuls et proconsuls, questeurs, censeurs, édiles et tribuns, le tout de la glaciale Calédonie à la brûlante Bithynie ! Vous avez une préférence, ma petite dame ?<br />
- Vous n&#8217;en auriez pas avec des animaux, plutôt ?<br />
- Attendez. Sur cette plaque de bronze, je conduis un attelage de chevaux sur une dangereuse route de Campanie pour lever l&#8217;impôt ! Regardez ! A l&#8217;arrière plan, il y a des gladiateurs révoltés !<br />
- Peut-être, jeune homme&#8230; mais je trouve que la gravure laisse à désirer.<br />
- Si vous m&#8217;en prenez un, je vous ferais une réduction d&#8217;impôt en conséquence, vous savez ?<br />
- Je le prends, mais c&#8217;est parce que c&#8217;est vous ! Voilà vos sesterces. Au revoir ! »</p>
<p>Valerius n&#8217;avait rien perdu de l&#8217;échange ! Il bouillait&#8230; On pouvait se servir des gladiateurs pour amuser la population, pas pour l&#8217;apeurer ! C&#8217;était révoltant ! Mais on ne touche pas à un magistrat de Rome. Pourtant, il fallait reconnaître que ce questeur avait un bel argument de vente : la réduction d&#8217;impôt était alléchante ! La concurrence était déloyale, pourtant il fallait bien que les gens comprennent. Si les calendriers n&#8217;étaient pas vendus, il y aurait moins de prix pour les glorieux gladiateurs : Comme Valerius, chacun rêvait d&#8217;avoir son amphore d&#8217;huile et ses lauriers&#8230; Enfin, aux vues des résultats des ventes, les gladiateurs perdraient en motivation et le spectacle serait moins beau. Il fallait à tout prix vendre cette pacotille !</p>
<p>Valerius se remit en marche, emprunta maintes rues étroites et tortueuses pour finalement déboucher près du Forum où des concurrents insoupçonnés l&#8217;attendaient : Des clients des nobles distribuaient des calendriers aux habitants : <em>« ce petit objet aux normes du nouveau calendrier Julien vous est gracieusement offert par la famille Pompeia ! »</em> Cette générosité parvint bon gré mal gré dans la charrette de Valerius en plusieurs exemplaires ! Les citoyens ne pouvaient que reconnaître l&#8217;écrasante magnificence du grand Pompée ; ici luttant contre les Parthes ; là luttant contre Spartacus. La concurrence était vraiment déloyale ! C&#8217;était révoltant ! Quelques rues plus loin, la charrette de Valerius fut encore alourdie par les petites libéralités de la famille <em>« Julia »</em> qui mettait en avant les exploits de Jules Cesar&#8230; Par Jupiter ! Il faudrait balancer tout ça dans le Tibre et basta ! Sur le chemin du retour, Valerius remarqua un étalage où les citoyens, les mains pleines de calendriers, faisaient la queue pour en acheter d&#8217;autres ! Quel était le secret de ce commerçant ?</p>
<p>« Bonjour. Détendez-vous et rendez grâce au Dieu Bacchus avec cette coupe de vin de Sicile.<br />
- Heu&#8230; Je vous remercie. A Bacchus !<br />
- Bacchus vous fait profiter de notre offre : un verre bu, un calendrier offert ! C&#8217;est pour vous !<br />
- Je le prend, mais c&#8217;est parce que c&#8217;est vous. On vous a déjà dit que vous aviez de beaux yeux ? »</p>
<p>Valerius repartit un peu plus tard, un peu plus entiché et un peu plus joyeux que prévu malgré une facture salée et six calendriers supplémentaires sur les bras. Il venait de se faire rouler par une ravissante Bacchante. Il fallait maintenant rattraper le retard et vendre ses satanés bibelots !</p>
<p><em>Toc toc toc</em><br />
« Oui ?<br />
- Bonjour monsieur, c&#8217;est les gladiateurs&#8230;<br />
- Ah non ! J&#8217;ai déjà donné !<br />
- Vous ne me prendriez pas une ou deux poteries ? S&#8217;il vous plaît&#8230; Vous feriez une grande action !<br />
- Allons ! Après les allègements d&#8217;impôts, les bienfaits des dieux, que puis-je gagner avec vous ?<br />
- Une remise à la buvette du cirque&#8230; Avec les fonds récoltés, nous espérons payer les prix que mes collègues et moi-même remporterons au cours de l&#8217;année !<br />
- Je vois. Bon, vous avez quoi comme modèle ?<br />
- Que diriez-vous d&#8217;un gladiateur célèbre et courageux ? Que diriez-vous de Spartacus ?<br />
<em>Vlam !</em></p>
<p>Valerius se maudit ! Spartacus était beau, fort et courageux&#8230; mais terrorisait Rome. Il représentait l&#8217;idéal à atteindre pour beaucoup de gladiateurs. Ce Romain avait insulté sa mémoire ! C&#8217;était révoltant ! Il regarda sa charrette, écouta son coeur de gladiateur révolté et pensa à Spartacus :</p>
<p><em>Toc toc toc</em><br />
« Oui ?<br />
- Bon, tu vas m&#8217;acheter quelques petites choses ou je te ferais goûter le sort des gladiateurs vaincus !<br />
- A la garde ! A la garde ! A moi ! C&#8217;est un gladiateur révolté !<br />
- Mais qu&#8217;est-ce que c&#8217;est que tout ce cirque ? Au nom de Rome, je vous arrête ! »</p>
<p>Valerius se laissa désarmer. Il était un gladiateur, pas un assassin. Les Romains le comprendraient-ils un jour ? Il fut condamné à se battre dans le Cirque jusqu&#8217;à ce que mort s&#8217;en suive. Il pensa à Spartacus et se défendit fort bien. Il servit même de modèle dans des calendriers : on peut l&#8217;y voir se faire dévorer par un lion. Telle était la gloire des dieux du stade et la renommée des jeux du Cirque.</p>
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